Lumière sur le festival Scopitone à Nantes

Le festival d’arts numériques Scopitone, qui existe depuis plus de 10 ans, ouvre demain, 15 septembre, à Nantes avec une thématique très chère aux plasticiens contemporains : la lumière.

Installations, évènements musicaux, vidéo mapping, performances, ce sera l’occasion de voir des œuvres d’artistes et de studios de création contemporains parmi lesquels NONOTAK et LAb[au]. Chaque œuvre exposée explore à sa façon le rapport de la lumière à l’espace, à la scène, au temps, au mouvement, à la matière, à la société… Les colloques qui s’y tiendront, autour des usages de la lumière et des interfaces sensibles, sont aussi quelque chose qu’il faut absolument suivre.

Il faut rappeler, histoire de rafraîchir un peu notre culture artistique, que cela fait bien un demi siècle qu’on utilise la lumière comme matière plastique (certes, on avait pas encore les ordinateurs personnels ni internet). Dans les années 1960, Dan Flavin explore le minimalisme avec les néons, Joseph Kosuth se sert de la lumière pour ses œuvres conceptuelles et Keith Sonnier, quant à lui, utilise des néons et des ampoules dans des sculptures qui remettent en cause le concept même de sculpture. L’édition 2015 du festival Scopitone poursuit la même ligne d’expérimentations plastiques autour de la lumière sous l’angle du numérique.

Si, comme moi, vous ne pouvez pas vous rendre à Nantes pendant cette période là (du 15 au 20 septembre) je vous invite, néanmoins, à jeter un coup d’œil à la programmation du festival et aux artistes et œuvres qui seront présentes. C’est passionnant!

— Image d’entête : Vue de l’installation Parallels de NONOTAK / DR